Les Sourds semblent subir une farouche volonté des « Entendants » : les faire parler à tout prix.
C’est ainsi qu’au fil des années, il apparaît nécessaire de les faire parler pour qu’ils puissent appartenir à cette « normalité » prônée par les Entendants Oralistes ( comme Heinicke au XVIIIème siècle) : « La normalité réside dans la parole vocale et l’anormalité dans la surdité. »
Au même moment l’Abbé de l’Épée recommandait la « méthode gestuelle ».
La Langue des Signes naissante devient le frontispice de ce que les sourds revendiquent : L’ « Identité Culturelle Sourde ».
Actuellement la loi promulgue le « tout intégration », intégrer des enfants sourds en « milieu ordinaire ». Cependant, cette intégration semble représenter un certain danger pour la communauté sourde qui le vit comme une atteinte à la notion d’identité.
Les sourds n’appartiennent pas à ce « monde du silence » dans lequel on veut paradoxalement les enfermer. Bien au contraire, ils vivent dans un monde sonore, allant même jusqu’à écouter et faire de la musique. Et cela c’est eux qui le disent, alors pourquoi ne pas tenir compte de leurs paroles.
Thèse pour le Doctorat de l’Université de Bordeaux 2 (Mention Ethnologie, option Anthropologie sociale et culturelle), présentée par Alain Cabéro « DIFFÉRENT, DIFFÉRENCE ET DIFFÉRENDS » Essai anthropologique sur les dissonances de la surdité mal-entendue - Année 2009
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